Le 20/08, après 3 jours de mise à l’heure mongole de notre horloge interne, nous sommes montés dans un UAZ pour un Oulan-Bator/Karakorum nous offrant déjà des espaces aussi magnifiques qu’immenses. À notre arrivée, Côme, le fondateur de Mongolie-nomade et son associé de fils, Tengis, nous ont accueillis autour d’un repas traditionnel et nous ont tracé les grandes lignes de l’aventure qui commençait. Après une nuit dans un yourte (ce qui représentait déjà une case cochée parmi celles des promesses mongoles), nous avons testé nos vélos électriques lors d’une balade avec Côme, au temple historique de l’ancienne capitale mongole. Mon fils de 9 ans, ma femme et moi avons alors compris que tous les ingrédients d’une aventure inoubliable étaient là, garantis par le professionnalisme et l’humanité de l’équipe de Mongolie-nomade.
Ainsi, nous avons remonté la vallée de l’Orkhon durant huit jours d’une intensité émotionnelle rare. Le confort et la sécurité étaient assurés par une équipe dévouée : une cuisinière nous préparait des repas traditionnels délicieux, les vélos étaient controlés par Tengis chaque jour, jamais nous n’avons manqué d’électricité, que ce soit pour recharger nos appareils et bien entendu les batteries des vélos, grâce à un système photovoltaïque d’une efficacité redoutable. Ah, ce cher Tengis, le « Jack of all trades » de l’équipe, il sait tout faire et toujours avec gentillesse. Honnêtement, en une semaine, nous nous sommes beaucoup attachés à Côme et son fils, des gens simples et généreux, ils nous ont offerts un dépaysement unique et un encadrement souple et sûr.
Nous avons rencontré la Mongolie des steppes vallonées en leur compagnie, des étendues vertes à perte de vue, parsemées de milliers de yacks, de chevaux, de moutons, de chèvres et par ci par là, des yourtes familiales, chaleureuses et accueillantes, toujours ouvertes et hospitalières, comme le veut la tradition mongole. Nous y avons goûté le lait de jument fermenté, le fromage de yack, le mouton dans tous les plats, l’alcool de fromage, etc.
L’équipe de Mongolie Nomade est toujours cordialement accueillie par les Mongols, on sent un respect mutuel construit au fil des ans et pour nous, simples touristes, une telle immersion n’aurait pas été possible sans eux !
Et le vélo dans tout ça, c’est à notre rythme, entre 30 et 50 km par jour, jamais difficile, toujours agréable, dans un cadre idyllique. J’ai pu tracter mon fils qui n’avait pas de vélo electrique, quand c’était nécessaire, grâce à un dispositif spécial très simple et compact que nous avions emporté de France. Lui aussi a adoré cette aventure. Puisque notre petit Barnum était composé de deux UAZ, il était toujours possible de ne pas pédaler et de s’y reposer ou éviter quelques gouttes, en profitant du paysage.
En conclusion, je dois dire qu’il n’est pas possible de décrire tout à fait cette expérience car il me semble que les souvenirs engrangés durant ces 8 jours sont ceux d’un mois entier.
Sylvain, Sandrine et Marius